Analyse de la crise financière de 2001/2002, de l’aspect dangereux des fusions/acquisitions et du rôle pervers des Investment banks dans les marchés financiers, voir lien ci-dessous

jeudi 7 janvier 2010

Résumé d’un article présenté le 26/11/2009, lors du Congrès des Economistes Belges de Langue Française

Le système bancaire est organisé depuis les années 1970-1980 sur base de concurrence et de régulation prudentielle. La concurrence y est la règle de base, et est en principe encouragée ; il est supposé qu’elle offre une bonne combinaison de gains d’efficience et de transmission de ces gains d’efficience aux consommateurs et clients. Ceci mérite une réflexion approfondie, car il semblerait que l’efficience ne croît pas nécessairement avec la taille, et que la recherche de taille apporte des concentrations créatrices de pouvoir de marché préjudiciables aux clients. Une des raisons à ces problèmes est que la concurrence n’est dans la pratique pas toujours respectée, ni même recherchée. Une autre raison est l’insuffisance d’efficacité de la régulation prudentielle, et son affaiblissement à cause du lobbying bancaire. L’innovation financière a été une conséquence importante de cette combinaison concurrence-régulation prudentielle, et est même présentée comme une de ses justifications importantes : elle mérite un examen spécifique, car son bilan est aujourd’hui à tout le moins contrasté. A l’avenir, une meilleure combinaison concurrence-régulation doit être recherchée. A l’avenir aussi, les autorités doivent définir un rôle de régulateur et au besoin d’opérateur qui leur permette de sortir de celui de garant malgré eux du passif des banques en cas de crise, et de leur rentabilité en général.